Etudes économiques
Luxembourg

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Population 0,6 million
PIB par habitant 116 921 $US
A1
Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 2,3 -1,8 7,0 2,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,6 0,8 2,3 1,9
Solde public / PIB (%) 2,4 -3,5 -0,7 0,1
Solde courant / PIB (%) 4,5 4,3 4,7 4,5
Dette publique / PIB (%) 22,0 24,8 25,8 26,3

(e) Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Stabilité fiscale
  • Main-d'œuvre multilingue qualifiée
  • Infrastructures de haute qualité ; réglementation favorable aux entreprises
  • Importante place financière internationale
  • Niveau de vie élevé

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard du secteur financier
  • Économie vulnérable à la conjoncture économique dans la zone euro
  • Impact budgétaire à long terme du vieillissement de la population

Appréciation du risque

Retour au rythme de croissance d’avant-crise

L’économie a été résiliente tout au long de la pandémie, grâce à sa spécialisation dans les services financiers (27 % du PIB), qui se sont globalement montrés solides Ainsi, mi-2021, le PIB était 3,5 % au-dessus de son niveau d’avant-crise, tandis qu’il était encore, en moyenne, 3 % inférieur en zone euro. En 2022, l’activité devrait retrouver un rythme de croissance similaire aux années ayant précédé la pandémie. Deuxième principal centre de gestion de fonds au monde (4 700 milliards EUR d’actifs gérés), derrière les Etats-Unis, l'économie dépendra largement de la santé des marchés financiers internationaux. Le secteur financier est essentiellement composé de banques étrangères (filiales de banques européennes) - sur les 130 banques recensées en 2019, sept étaient des banques commerciales tournées vers le marché domestique - et de fonds d'investissement alternatifs. Malgré un environnement peu porteur de taux d'intérêt très bas, le secteur financier a continué à afficher une rentabilité notable, grâce à la diversité de ses activités, et apparaît solide, du fait de sa forte capitalisation. En parallèle, la vaccination d’une grande partie de la population (63 % était totalement vaccinée en novembre 2021) devrait permettre d’éviter la mise de place de nouvelles restrictions à l’activité économique, et ainsi favoriser la consommation de l’épargne constituée pendant la crise. Si la demande restera dynamique, l’activité continuera d’être freinée par la capacité de production des entreprises. Dans le prolongement du deuxième semestre 2021, les coûts de transport, des matières premières et des intrants industriels resteront élevés, ce qui renchérira, voire entravera, la production dans l’industrie et la construction. Et ce, d’autant plus que les difficultés de recrutement exprimées en 2021 – par 45 % des entreprises dans la construction et 20% dans les autres secteurs – persisteront avec la poursuite de la reprise en 2022. Cependant, bien qu’étant devenu un pôle de R&D scientifique, le Luxembourg sera moins exposé que le reste de la région aux soubresauts de l’industrie, dont le poids dans le PIB n’a cessé de diminuer (5 % du PIB en 2019 – dont le tiers dans la métallurgie –, contre 13 % en 1995), au profit des activités immobilières et des services aux entreprises (20 % du PIB) et des services non marchands (19 %).

 

Par ailleurs, portée, comme dans le reste de la zone euro, par la hausse des prix de l’énergie et des coûts de production, mais aussi par le déclenchement en octobre 2021 de l’indexation (augmentation de 2,5% des salaires, traitements et pensions), l’inflation restera élevée durant toute la première partie d’année, avant de progressivement refluer.

 

Poursuite du rééquilibrage des comptes publics 

Après deux années de déficit, en raison de la chute de l’activité et des mesures de soutien (chômage, aides directes entreprises, reports de paiements d'impôts et de cotisations sociales), les comptes publics continueront de se rééquilibrer en 2022, et pourraient même redevenir excédentaires, comme lors des neuf années ayant précédé la pandémie. Ce rééquilibrage s’opèrera principalement par la hausse des recettes fiscales : d’une part, la TVA (+5 % selon le projet de loi de finances 2022) sera tirée par la poursuite de la reprise de l’activité, et, d’autre part, l’impôt sur le revenu (+3 %) et, surtout, celui sur les traitements et salaires (+9 %), progresseront fortement avec l’emploi et les salaires. Dans le même temps, malgré la hausse des salaires des fonctionnaires (+0,4 point du PIB par rapport à 2021), les dépenses augmenteront moins rapidement, du fait de l’arrêt des mesures de soutien et d’un investissement public légèrement moins dynamique (4,4 % du PIB, -0,1 point par rapport à 2021). La dette publique, qui était déjà la plus faible de la zone euro avant la crise, restera modeste.

 

La balance courante restera largement excédentaire en 2022. La balance commerciale continuera d’afficher un excédent substantiel (24 milliards EUR en 2020, soit 37 % du PIB), dont près des trois quarts est imputable aux services financiers. Celui-ci permet de compenser l’important déficit de la balance des revenus, causé, à parts égales, par les transferts transfrontaliers et par le rapatriement des dividendes des investissements de portefeuille massifs réalisés dans le pays (16 % du PIB chacun). Détenant constamment, depuis 2013, davantage de créances que d’engagements vis-à-vis du reste du monde, le Grand-Duché continuait d’afficher une solide position extérieure nette positive (47 % du PIB à fin juin 2021).

 

La coalition sort renforcée de la pandémie à un an des législatives

A la tête du pays depuis 2013, le Premier ministre Xavier Bettel, du parti démocratique (DP, centre-droit), est resté au pouvoir suite aux élections législatives de 2018 à la faveur d’une coalition avec, comme lors du précédent mandat, le parti socialiste (LSAP) et Déi Gréng (écologiste). Arrivé en tête de ces élections avec 29 % des voix (contre 18 % pour le DP), le Parti populaire chrétien-social (CSV) est le principal parti d’opposition avec 21 sièges. Si le DP a été contraint d’accorder des concessions à ses partenaires, notamment au parti écologiste, le seul des principaux partis à avoir enregistré une progression en 2018, la coalition apparaît particulièrement stable, malgré une courte majorité (31 sièges sur 60). Selon un sondage de juin 2021, elle était même sortie renforcée par sa gestion de la pandémie, avec des intentions de vote en hausse pour le DP et le LSAP, qui remporteraient chacun un siège de plus qu’en 2018, à l’inverse de leurs partenaires écologistes (-1). Le CSV (-4), resterait le premier parti du pays, mais verrait son poids dans l’opposition reculer au profit de partis situés à l’autre extrémité de l’échiquier politique : Piraten (démocratie directe, +2) et de Déi Lenk (extrême-gauche, +1). Afin d’inverser cette tendance dans l’optique des élections législatives de juin 2023, le CSV a confié, en avril 2021, la direction du parti à Claude Wiseler, tête de liste nationale aux élections de 2018.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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